Isabelle Adjani sera à Montréal pour le FFM et présentera le film Carole Matthieu de Louis-Julien Petit

Le vendredi 19 août 2016

Isabelle Adjani, l’icone du cinéma français sera présente au 40e Festival des Films du Monde où sera présenté Carole Matthieu de Louis-Julien Petit (Discount) dans la section  Hors-Concours. « C’est une des comédiennes les plus connues du cinéma mondial, une artiste au talent immense avec une personnalité exceptionnelle que j’aurai le grand privilège d’accueillir à nouveau au FFM « a déclaré Serge Losique, président du FFM.

 

Isabelle Adjani entre à la Comédie-Française le 1er décembre 1972 ; grâce à la télévision puis au cinéma, elle accède rapidement au vedettariat. En 1972, Isabelle Adjani joue avec la troupe de Robert Hossein, dans La Maison de Bernarda Alba de Federico García Lorca avec Annie Ducaux. La pièce, une coproduction avec la Comédie-Française, est un triomphe et sera reprise plus tard au Théâtre de l'Odéon. En 1973, Annie Ducaux recommande sa partenaire à Jean-Paul Roussillon qui prépare une mise en scène de L'École des femmes de Molière à la Comédie-Française et cherche l'Agnès idéale. Elle prend le rôle dans lequel elle fait sensation aux côtés de Pierre Dux dans le rôle d'Arnolphe (après une version télévisée avec Bernard Blier). Elle tient ensuite le rôle-titre d'Ondine de Jean Giraudoux, mis en scène au Français par Raymond Rouleau.

Au cinéma, elle est révélée au grand public en 1974 grâce à son rôle de jeune fille en rébellion contre son père dans La Gifle de Claude Pinoteau, dont le succès la propulse au rang des jeunes actrices françaises les plus en vue. Plusieurs cinéastes de premier plan l'engagent : François Truffaut pour L'Histoire d'Adèle H., André Téchiné pour Barocco et Les Sœurs Brontë, Roman Polanski pour Le Locataire ou encore Werner Herzog dans Nosferatu, fantôme de la nuit. Son interprétation dans ces cinq films révèle son goût du mystère et de la complexité psychologique.

En 1981, elle est à l'affiche de Possession d'Andrzej Zulawski et de Quartet de James Ivory, deux films pour lesquels elle remporte le Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes. Ces deux succès, joints à celui, immense, de L'Été meurtrier de Jean Becker en 1983 en font, dans les années 1980, l'actrice française la plus populaire et la plus adulée. La même année, Claude Miller lui confie un rôle marquant dans Mortelle Randonnée aux côtés de Michel Serrault.

Elle avait commencé à s'absenter après Camille Claudel en 1988. On ne la revoit que cinq ans plus tard dans le gros succès de La Reine Margot l'année suivante. Un passage face à Sharon Stone (Diabolique), un caméo dans Paparazzi, et il faut attendre 2002 pour la revoir au cinéma.
En 2003, elle retrouve des cinéastes célèbres: Benoît Jacquot (Adolphe) et Jean-Paul Rappeneau (Bon voyage). On ne la revoit plus avant 2009!

Elle revient dans un téléfilm, La journée de la jupe, gros succès d'audience et un César pour elle, en plus de refaire face à Depardieu dans un rôle décalé chez Delépine et Kervern, dans le film culte Mammuth. Audrey Dana la convainc de faire partie de l'aventure de la chorale féminine dans Sous les jupes des filles, un succès en salles.


Partager


Retour à la liste des communiqués de presse