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R�al.: Anna Maria Tató Née en 1940 à Barletta (Italie), Anna Maria Tató est d'abord conseillère en publicité, attachée de presse et journaliste. Par la suite, elle dirigeune collection de scénarios et collabore à des revues de cinéma françaises. Elle met au point pour la RAI un programme sur la comédie italienne et réalise de nombreuses émissions de télévision. Elle a réalisé APOKAMONKEY (1978), LA SERPENTINE D'ORO (1979), IL DOPPIO SOGNO DEI SIGNORI X (1980), DESIDERIO (1982), �Effecto Acquario� (1987) et THE NIGHT AND THE MOMENT (1995). |
MARCELLO MASTROIANNI, JE ME SOUVIENS... (H) Dir.: Anna Maria Tató; Phot.: Giuseppe Rotunno; Mont.: Anna Maria Tató; Mus.: Armando Trovaioli; Prod.: Mikado Film, Lungotevere Fiaminio 34, 00196 Rome (Italie), tél.: 06/3244989, fax: 06/3219489 / Istituto Luce, Via Tuscolana 1055, Rome, tél.: 06/7222493/96/97, fax: 06/7221127; Ventes: Roberto Cicutto, Mikado Film . VOYAGE AU BOUT DU MONDE (1997) ne fut pas le dernier rôle de Marcello Mastroianni. Car, pendant le tournage de ce film de Manoel de Oliveira au Portugal, il éprouva le besoin de se confier à une autre caméra: celle d'Anna Maria Tató, qui fut sa compagne pendant vingt-deux ans. Et c'est ainsi que naquit cet album-souvenir où le comédien se souvient de tout et de ces petits riens qui meublent la vie quotidienne (avec cette autodérision qui lui était devenue caractéristique au cours des années). Marcello éprouve du plaisir à se raconter, il parle en toute liberté. C'est lui qui mène le jeu. Il raconte son enfance, son premier chapeau, sa première nuit d'amour, les mains de son oncle qui étaient comme des tenailles, son père aveugle à cause du diabète, sa mère sourde comme un pot, son million de cigarettes fumées, ses débuts au théâtre, ses rapports avec Visconti, les conseils de Vittorio Gassman le tout entrecoupé d'extraits de films et de tournages. �Nous avions un canevas très lâche, avoue la réalisatrice, rien de figé, rien de rigide, il fallait laisser la mémoire vagabonder, les souvenirs affluer. Il y a, bien sûr, des épisodes de sa vie que j'ai sollicités. Il professait avec obstination qu'il ne lisait pas, qu'il ne s'intéressait à rien d'autre qu'à son travail. C'était faux évidemment. Je l'ai donc forcé à s'exprimer sur ses goûts littéraires, à parler de Tchekhov, Stendhal, Kafka, Proust, Diderot...� Voici donc Marcello tel qu'on l'a aimé, tel qu'on l'aime encore: merveilleux d'intelligence, d'humour, de drôlerie et de poésie. Il ne nous manque pas: il est là. |
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