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R�al.: Naomi Kawase Né en 1969 à Nara (Japon), Naomi Kawase sort diplômée du Collège d'Osaka, où elle étudie la réalisation et tourne plusieurs courts métrages très remarqués. Sa filmographie comprend: �Embracing� (1993), �White Moon� (1993), �Katatsumoni� (1995), �This World� (1996, coréalisé avec Hirokazu Koreeda). Avec SUZAKU, elle signe son premier long métrage de fiction, Caméra d'or au dernier Festival de Cannes. |
SUZAKU (CD) Dir.: Naomi Kawase; Scén.: Naomi Kawase; Phot.: Masaki Tamura; Mont.: Shuichi Kakesu; Mus.: Masamichi Shigeno; Int.: Jun Kunimura, Machiko Ono, Sachiko Izumi, Kotaro Shibata, Yasuyo Kamimura; Prod.: Takenori Santo, Koji Kobayashi, Bitters End Inc., 101 Villa New Century, 10-5 Sakuragaoka-cho, Shibuya-ku, Tokyo (Japon), tél.: (81-3) 3462 0345, fax: (81-3) 3462 0621; Ventes: Seawell Films, 45, rue Pierre Charron, 75008 Paris (France), tél.: (01) 47 20 18 73, fax: (01) 47 20 15 43 . Nishiyosino-mura est un village forestier, célèbre pour ses cèdres Yoshino. Kozo Tahara est le père d'une famille qui vit de la sylviculture depuis des générations. En 1971, la crise économique frappe le village de plein fouet, obligeant la plupart des habitants à partir. La même année, on évoque la construction d'un tunnel, pour pouvoir améliorer l'accès au village. Kozo mène une existence modeste en compagnie de sa mère Sachiko, de sa femme Yasuyo, de son neveu Eisuke, abandonné par sa mère dès son jeune âge, et de sa fillette adorée, Michiru. Soudain, il se passionne pour la construction de ce tunnel qui symbolise son rêve d'un avenir meilleur. Mais, à mi-chemin, on abandonne le projet. Quinze années passent. La famille Tahara mène une existence précaire, dépendant financièrement de Eisuke qui travaille dans un bar en dehors du village. Yasuyo a pris un emploi a mi-temps dans ce même bar. Michiru est devenue une adolescente et ses sentiments envers Eisuke, qu'elle a toujours aimé comme un frère, se transforment soudain en élans amoureux. Quant à Eisuke, séparé de sa mère depuis son enfance, il éprouve une profonde affection pour Yasuyo. Un beau jour, Kozo quitte la maison avec sa caméra 8 mm préférée... �Il est certains films, rares, dont on sort bouleversés, sans avoir eu forcément le temps d'analyser les raisons d'une émotion qui vous submerge littéralement... SUZAKU frappe, dès les premières images, par sa lenteur et la composition à la fois discrète et minitieuse du cadre. Mais le soupçon de formalisme disparaît au bout de quelques minutes, tant est puissant le lien de compassion que la mise en scène construit entre le spectateur et les personnages.� -- Jean-François Rauger (Le Monde) |
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