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R�al.: Manoel de Oliveira Né au Portugal en 1908, Manoel de Oliveira se lance dans le cinéma dès l'âge de dix-huit ans, d'abord comme comédien. Aujourd'hui, il est considéré comme le réalisateur le plus représentatif du Portugal dont il a su restituer le climat culturel et social. Depuis quelque temps, ses films sont présentés dans de nombreux festivals internationaux, dont le Festival des films du monde. Sa filmographie comprend, entre autres: �Douro, faina fluvial� (1931), ACTE DE PRINTEMPS (1963), LA CHASSE (1963), LE PASSÉ ET LE PRÉSENT (1971), BÉNILDE OU LA VIERGE-MÈRE (1975), AMOUR DE PERDITION (1978), FRANCISCA (1981), LE SOULIER DE SATIN (1985), MON CAS (1986), LES CANNIBALES (1988), NON, OU LA VAINE GLOIRE DE COMMANDER (1990), LA DIVINE COMÉDIE (1991), LE JOUR DU DÉSESPOIR (1992), LE VAL ABRAHAM (1993), LA CASSETTE (1994), LE COUVENT (1995) et PARTY (1996). |
VOYAGE AU DÉBUT DU MONDE (HC) Dir.: Manoel de Oliveira; Scén.: Manoel de Oliveira; Phot.: Renato Berta; Mont.: Valérie Loiseleux; Mus.: Emmanuel Nunes; Int.: Marcello Mastroianni, Jean-Yves Gautier, Leonor Silveira, Diogo Doria, Isabel de Castro, Cecile Sanz de Alma, Isabel Rutti; Prod.: Madragoa Filmes, Av. D. Manuel 1, N3, 2890 Alochete (Portugal), tél.: (1) 234 21 85, fax: (1) 234 22 02; Ventes: Gemini Films, 73, rue Saint Denis, 75001 Paris (France), tél.: (1) 40 39 03 75, fax: (1) 42 33 12 13 . À l'occasion du tournage d'une coproduction dans le nord du Portugal, un acteur français, dont le père a quitté le Portugal avant la guerre, exprime le désir de connaître le village où vit encore sa tante. Le réalisateur du film et deux autres acteurs l'accompagnent pour jouer les intermédiaires. Passant sur les lieux de son enfance, le réalisateur évoque des souvenirs, notamment devant la statue de Pedro Macao, incarnation de l'humanité souffrante. Au village, la tante se montre réticente, incapable d'accepter un neveu dont elle ignorait l'existence et qui ne parle pas comme elle. Alfonso réagit en lui faisant observer qu'un même sang coule dans leurs veines. La vieille tante tombe alors dans les bras de son neveu. �Simultanément poème d'outre-tombe à l'acteur défunt (Marcello Mastroianni) et inventaire du cinéaste à l'heure des comptes. En rase campagne, la statuette d'un homme ployant sous une poutre devient l'emblème de notre condition. "Et personne ne me tire de mon tourment", dit un poème paysan à la gloire de cette infortune. Mais la statuette tient bon et VOYAGE AU DÉBUT DU MONDE nous convie à cette dignité de bois, une sagesse zen en forme d'éloge paradoxal de l'immobilité.� -- Didier Péron (Libération) |
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