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R�al.: Avi Mograbi

Avant de réaliser COMMENT J'AI APPRIS À SURMONTER MA PEUR ET À AIMER ARIK SHARON, Avi Mograbi signe �Deportation� (1989) et �The Reconstruction: The Danny Katz Murder Case� (1994). L'année précédente, il scénarise A TALE THAT STARTS WITH A SNAKE'S FUNERAL, réalisé par Dina Zvi Riklis.

 

COMMENT J'AI APPRIS À SURMONTER MA PEUR ET À AIMER ARIK SHARON (TV)
1997 / Vidéo / Couleur / 61 min.
Israël
P7.31.3, P7.01.3 

Dir.: Avi Mograbi; Scén.: Avi Mograbi; Phot.: Ron Katzenelson, Yoav Gurfinkel, Ran Carmeli, Ronen Schechner; Mont.: Avi Mograbi; Int.: Avi Mograbi, 5 Bilu Street, Tel Aviv 65222 (Israël), tél.: (972-3) 685 88 89, fax: (372-3) 685 91 54; Prod. & Ventes: Jane Balfour Films, Burghley House, 35 Fortress Road, Londres NW5 1AD (Grande-Bretagne), tél.: (171) 267 53 92, fax: (171) 267 42 41.

Peu de temps avant la campagne électorale israélienne de 1996, le cinéaste Avi Mograbi entreprend de tourner un film sur Arik (Ariel) Sharon, homme politique israélien, à la fois critiqué et admiré. En 1982, lors de la guerre du Liban, enclenchée par Sharon, Mograbi avait refusé, pour des raisons d'ordre politique et morale, de partir pour le front. Aujourd'hui, les choses semblent avoir changé, ou du moins pour Mograbi. Lors du tournage du film, il est surpris de constater qu'il ne voit plus l'ancien ministre de la défence du même oeil. Il le trouve même agréable, à tel point que durant la campagne, Mograbi a pris le risque de mettre de côté ses idéaux de gauche. Étonnamment, il s'est retrouvé, lors d'un rassemblement de sympathisants de droite, en train de danser et de chanter avec des Juifs orthodoxes, partisans de Netanyahu. Tammi, la femme de Mograbi, a toujours été près de son mari, l'appuyant dans sa démarche, le prévenant lorsque les choses se compliqueraient et finalement le laissant momentanément tomber lorsqu'elle s'apercevrait qu'il a perdu toute notion de la morale ou de la politique. En fait, ce que Mograbi tente de faire est de raconter l'histoire d'un �making of�, d'un film en train de se faire. Et ce qui devait constituer le portrait d'Arik Sharon se transforme en un mélodrame familial. Mais finalement, le vrai sujet du film est celui de l'impossible rapprochement de la gauche et de la droite dans l'Israël d'aujourd'hui.

�Ce film est à la fois complexe et perspicace, et son message, profond et paradoxalement, simpliste. S'il parvient à être un succès, c'est sans aucun doute grâce l'excellent jeu de Mograbi lui-même, convaincant dans sa candeur et sa simplicité quasi-documentaires.� -- Yoram Bronovsky (Ha'Aretz)

             
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