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R�al.: Tony Gatlif Né en 1948 en Algérie, Tony Gatlif est d'origine tsigane. Il a suivi des cours de beaux-arts et d'art dramatique. Il a écrit et réalisé: LA TÊTE EN RUINES (1975), LA TERRE AU VENTRE (1978), �Canta gitano� (1981), CORRE GITANO (1982), LES PRINCES (1982), RUE DU DÉPART (1985), PLEURE PAS MY LOVE (1988), GASPARD ET ROBINSON (1990), LATCHO DROM (1993), MONDO (1994) et des documentaires pour Canal+ et Arte. |
GADJO DILO (HC) Dir.: Tony Gatlif; Scén.: Tony Gatlif; Phot.: Eric Guichard; Mont.: Monique Dartonne; Mus.: Romain Duris, Rona Hartner, Izidor Serban, Ovidiu Balan, Dan Astileanu, Valentin Teodosiu; Int.: Tony Gatlif, Princes Films, 2, rue Raymond Greban, 78100 Saint-Germain-en-Laye (France), tél.: 39 21 75 11, fax: 39 21 75 12; Prod. & Ventes: Bengameh Panahi, Celluloid Dreams, 24, rue Lamartine, 75009 Paris (France), tél.: 49 70 03 70, fax: 49 70 03 71. Pourquoi Stéphane, jeune Parisien, arrive-t-il en plein hiver, gare du nord, à Bucarest? Que signifie pour lui ce chant étrange, ce chant d'une femme (�Nora Luca�) qu'il fait écouter partout où il passe? La capitale roumaine n'est qu'une étape et sa quête obsessionnelle le conduit en Valachie, au coeur d'une campagne inconnue, d'un peuple écorché: les Lautaris, �musiciens, tsiganes�. Le vieil Isidor est son passeur, celui qui lui permet de se glisser pas à pas dans cet univers chaotique, à la fois picaresque et violent, drôle et grinçant. Isidor est un �bulibasha� (chef de clan), roublard, endiablé, émouvant, grandiloquent, qui protège et couve �son Français�, se sert d'abord de lui comme faire-valoir, puis se pique au jeu. Stéphane se la coule douce dans cette planète de cris, de boue, de folie, où rôdent le mépris et la xénophobie. Il vit ce présent comme il vient, aime Sabina la proscrite, fille de Manolé, prend peu à peu de l'assurance face à Isidor, trouve sa place, lui le gadjo de Paris, parmi les Tsiganes de Valachie. Sans perdre le fil de son obsession: le chant tsigane, le chant d'une femme qu'il doit retrouver. Les Tsiganes sont ici dans leur réalité révélée. Avec eux, Stéphane le Français n'apprend pas la tolérance, il la vit, il la ressent dans son évidence même. Il n'est qu'un visiteur, un simple passager qui, forcément, sortira grandi de son voyage. |
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