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R�al.: Bruno Dumont Né en 1958, Bruno Dumont réalise à partir de 1986 plusieurs films de commande (documentaires et fictions) pour l'entreprise et l'industrie. En 1993, il réalise �Paris (Paris)�, son premier court métrage et un an plus tard, signe les scénarios de la télésérie �Arthur et les fusées� et du court métrage de fiction �Marie et Freddy�. Avec LA VIE DE JÉSUS, il met en scène son premier long métrage de fiction, récipiendaire du Prix Jean-Vigo 1997. |
LA VIE DE JÉSUS (CD) Dir.: Bruno Dumont; Scén.: Bruno Dumont; Phot.: Philippe Van Leeuw; Mont.: Guy Lecorne; Mus.: Richard Cuvillier; Int.: David Douche, Marjorie Cottreel, Kadder Chaatouf, Geneviève Cottreel, Sébastien Delbaere, Sébastien Bailleul, Samuel Boidin, Steve Smagghe; Prod.: Jean Bréhat, Rachid Bouchareb, 3B Productions, 70, rue d'Assas, 75006 Paris (France), tél.: (01) 45 48 44 75, fax: (01) 45 49 17 85; Ventes: Celluloid Dreams, 24, rue Lamartine, 75009 Paris (France), tél.: (01) 49 70 03 70, fax: (01) 49 70 03 71 ;Dist.: Prima Films. Freddy vit avec sa mère Yvette à Bailleul où elle tient le café �Au Petit Casino�. Freddy n'est pas très malin, mais gentil. C'est un garçon simple, un gars de la campagne. Souvent il fait pitié, bien qu'on devine se développer en lui une énergie, une puissance avec ce regard qu'il a parfois, ces postures étranges, ces phrases qu'il dit, et ces attitudes qu'il a. Soigné à l'hôpital spécialisé de Bailleul pour des crises d'épilepsie qui le complexent, Freddy passe le plus clair de son temps à végéter avec ses copains. Ils n'ont pas vingt ans, ruraux, peu scolarisés et chômeurs déjà invétérés, traînant à longueur de journée sur leurs mobylettes trafiquées. Freddy a une copine, son grand amour, la belle Marie, caissière dans une grande surface. Ils font souvent l'amour, chez lui, sans que sa mère ne dise rien. Chez les parents de Marie qui habitent un peu plus haut dans la rue, Freddy n'entre pas. Ils restent devant, des heures durant, à se bécoter sur le trottoir. Souvent, ils restent accrochés l'un à l'autre: lui assis sur sa mob montée sur béquille et Marie debout contre lui, pouvant longtemps ne rien se dire, comme s'ils se receuillaient. Plusieurs fois par jour, Freddy et ses copains Miche, Gégé, Robert et Quin, font des courses en ville et à la campagne avec leurs bécanes et inventent des rites de force. Le dimanche, ils vont jusqu'à Dunkerque se baigner, ou alors ils font la parade dans la fanfare municipale. Mais lentement, cette chronique de la vie de Freddy va se déployer en drame. �Freddy, c'est d'abord un corps. Un corps d'acteur (celui de l'époustouflant David Douche), opaque et précis jusqu'au malaise, mais surtout un corps d'emblée étranger au monde qui l'environne, qui s'en absente sous le double choc d'une crise sociale et physique.� -- Jacques Mandelbaum (Le Monde) |
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